Français
Histoire
Inauguration
L'histoire du Musée de la Tècnica de l'Empordà a commencé un dimanche matin, il y a trente ans. Ce jour-là, Pere Padrosa sortit se promener sans but précis. Ses pas le menèrent jusqu'au marché qui se tenait, à Figueres, le premier dimanche de chaque mois. Il regardait alors sans voir jusqu'au moment où il vit une vieille machine à écrire. De retour chez lui, il consacra son après-midi à réparer et à nettoyer ce trésor, une Erika portable de 1910, fabriquée à Dresde.

Depuis, à cette machine sont venus s'ajouter des machines à coudre, des horloges, des téléphones, des poêles et bien d'autres machines à écrire, parmi d'autres objets. Ce matin là a débuté une collection qui est exposée aujourd'hui dans son propre musée.

Un musée, fruit d'une passion partagée. Pere Padrosa a trouvé en Margarida Pierre, son épouse et sa meilleure complice. Ensemble, ils ont parcouru des kilomètres et des kilomètres allant de foires en marchés.
Les pièces exposées font partie de son fonds. Ce fonds complète une des plus grandes collections consacrées aux machines qui symbolisent le temps de la Révolution Industrielle.
 
Collection
Il fut un temps où la vie a changé. A cette époque, le progrès scientifique et technique ont été propices à la Révolution Industrielle. Une visite attentive du Musée de la Tècnica de l'Empordà est une retrouvaille avec cette période.

Morez
U-43
L'automobile, le moteur à quatre temps et celui à essence, le phonographe, le téléphone, les appareils photographiques sont des inventions qui englobent le XIXème siècle dans sa totalité. L'évolution postérieure des machines à écrire et à coudre, bien que nées au XVIIIème siècle, se produit au dix neuvième siècle.

Un parcours au rez-de-chaussée du musée, nous ramène aux premiers temps de ces inventions. Ainsi qu'aux premiers pas de leur évolution.
Le moteur à essence, inventé par Daimler/Maybach ou le moteur à quatre temps, inventé par Otto en 1876, sont, sans aucun doute, des inventions du dix neuvième. Le Musée de la Tècnica de l'Empordà exhibe un joyau de l'automobile, une hispano-suisse du début du XXème siècle.
Hispano-Suiza
Quelques pas après l'Hispano, au rez-de-chaussée, quelques montres Morez Comptoise sont exposées au titre d'introduction : leur mécanisme facile et lent, et qui continuent de mesurer notre temps compliqué et rapide.
Des standards téléphoniques. Un projecteur de diapositives, précurseur de la caméra de cinéma ainsi que de l'appareil photo. De petits ustensiles qui rendent la vie plus commode. Une affûteuse de lames de rasoir. Des phonographes. Des récepteurs de radio... et, une infinité d'objets qui racontent d'eux même la transition de la maîtrise de la mécanique aux premiers balbutiements de la technologie de l'information et de la connaissance.
Sur un faux entresol, chemin d'accès au premier étage, une vitre transparente dévoile une collection de poêles de grande valeur. Oeuvres d'art en ce qui concerne l'art de conter des histoires au coin du feu.
Entre chaque étage et sur les paliers des escaliers, des posters publicitaires invitent au voyage en des lieux lointains et exotiques. Emblèmes de marques de machines ou un cadre où se lisent des normes de travail draconiennes.

En arrivant au premier étage, le regard se perd dans la salle entière : au centre, des machines à coudre et leurs meubles. Un mur décoré avec des montres Morez Comptoise et murs recouverts de photographies qui viennent compléter le témoignage du travail pendant ces temps modernes.
Dans deux salles contiguës, ces machines à coudre sont exposées ; conservées presque neuves au fil du temps, ces machines ont symbolisé le pouvoir d'achat de leurs propriétaires.
La machine à coudre pourrait tout à fait être l'icône de la métamorphose de nos villes. Les humbles machines à coudre ont permis la croissance de l'industrie textile, elles ont été la porte d'accès des femmes au monde du travail et, dans le cadre domestique, elles ont permis des revenus supplémentaires et la confection de la tenue vestimentaire familiale.
Sur ces machines, l'art et la science, la technique et l'ingénierie, se sont unis pour ajuster la créativité humaine à une nécessité pratique.
Le deuxième étage est réservé à la machine à écrire. A son évolution. Aux meubles qui les soutiennent, aux pupitres où les étudiants de mécanographie faisaient leurs travaux pratiques jusqu'au point d'atteindre autant de pulsations par minute que cela donnait le vertige.

Willcox-Gibbs
Kalional-452x
Minerva

 


De grandes machines standardisées. Des petites machines portables qui ont fait se replier les journalistes et les écrivains dans leurs tranchées. Des machines à déchiffrer des messages. Des machines qui ont permis aux non-voyants de s'exprimer par écrit et d'apprendre à lire.
Des collections de machines à écrire au sein d'une collection.

Des machines à écrire, en somme, qui sont à l'origine d'une passion qui dure depuis trente ans et du visiteur de cette page web, écrite et conçue par ordinateur qui compte, en plus d'un stylo graphique avec lequel on dessine, une souris électronique et un clavier alphabétique dont la disposition est identique à celle d'une machine à écrire.
Machines à écrire qui ont été le véhicule permettant au papier écrit et imprimé de parvenir à être la matière première qui bougeait le monde : les transactions se faisaient sur papier, l'achat ou la vente des biens importants sur papier notarial. Se faisaient ou se font ?
Ces années de changement se poursuivent sur le chemin de ce temps suspendu et exposé dans ce Musée de la Tècnica de l'Empordà.
 
Heures d'ouverture
Touts les Jours: Sur Rendez-vous.
 mail www.mte.cat


Droit d'entrée:
Plein tarif: 3 euro
Gratuït: pour les moins de 10 ans
Situation
Museu de la Tècnica de l'Empordà
C/Fossos, número 12
17600
Téléphone: (0034) 972 508 820
Fax:  (0034) 972 508 820
Aquesta adreça de correu electrònica està protegida contra els robots d'spam, necessites activar Javascript per veure-la
Comment y arriver?

© 2017 Museu de la Tècnica de l'Empordà. Figueres